BOUSCULER LES FONDEMENTS POUR PLUS DE VIE

J’avais envie de partir du témoignage laissé par une de mes consultantes pour vous raconter comment les énergies actuelles m’aident à travailler la question du positionnement. Plus particulièrement, la nécessité impérieuse de se confronter à cette question si nous voulons incarner notre âme, et offrir tout ce que cette dernière à offrir sur Terre.


« (…) Outre son regard très vivant, elle pose les bonnes questions, les bonnes limites, elle est très "pro". Par l'hypno-thérapie, les constellations familiales, par d'autres forces aussi, elle m'a aidée à sortir de plusieurs enfermements. Je n'avais plus confiance en personne y compris en moi, et les nœuds de mon existence ainsi que ceux de mes ancêtres ont pris le chemin de la Vie. Que dire de mieux ? La Vie est revenue dans ma vie, c'est ce que je dois au travail de Gisela da Silva-Almeida ».


Je suis surtout touchée par la dernière phrase de A. Parce que cette phrase exprime en quelques mots ce pour quoi je fais ce métier. Comme je l’ai toujours dit, ce n’est pas pour apporter du sens à la vie de chacun.e, ce n’est pas pour expliquer pourquoi vous êtes comme-ci ou comme ça ou, encore moins (et le divin m’en préserve !) pour vous affubler d’étiquettes (zèbre, H.P., hypersensible, vieille âme et que sais-je encore…). Et c’est pour cela que le chemin que je propose n’est pas le chemin du cœur, mais un chemin de cœur. C’est le chemin que prend le corps lorsque, secoué par les émotions, est emporté par le mental dans le chaos des peurs et de la confusion. Ce n’est pas le chemin du cœur, c’est le chemin de la vie où nous tentons d’apporter du cœur.


En tant qu’accompagnante de l’autre dans son chaos d’obscurité, j’ai la responsabilité d’apporter de la lumière sur mes propres pas. Sonder ma propre route et accueillir pleinement sa spécificité…MÊME si elle dévie considérablement de la route la plus fréquentée.


Cette année, alors que nous glissons vers la saison sombre, j’ai réalisé que l’heure était à assumer complètement celle que je suis à l’intérieur. J’observe que ma vraie richesse d’accompagnante, réside dans ma Vérité et non pas dans le fait de dire à l’autre « ce qu’il a besoin d’entendre ». Cela ne veut point dire que ma Vérité est ce qu’il faut à l’autre, au contraire. Mais seule ma Vérité agira comme un crâne ardent dans l’obscurité de son chaos et lui permettra d’éclairer sa propre Vérité, soit-elle à l’opposé de mon propre chemin.


Il y a des moments où j’ai confondu bienveillance et docilité générant une sorte de complaisance stérile. Ma propre blessure de rejet, mon propre inconfort à assumer ma différence ne pouvait que conforter l’autre dans son schéma dysfonctionnel requérant sans cesse une validation…que je lui apportais. En me conformant à ses croyances, ses besoins, ce qu’il perçoit comme ses limites, je ne lui montrais pas d’autres points de vue, d’autres possibilités, d’autres choix…la Vie dans la vie, quoi !


Lorsque j’apporte ma validation, cette dernière ne venant pas son intérieur, son choix ne sera pas fait pleinement, profondément, à tous les niveaux de l’être. Lorsque je lui montre des possibilités – parfois même qu’il répugne à regarder – soudain, le choix sur lequel il doutait lui apparaît comme évident.


Ma Vérité éclaire la tienne et vice-versa.


Là où je me trouve dans ma puissance, l’autre retrouve son pouvoir.


Entendre ce qui nous fait plaisir d’entendre n’est pas le signe que l’on est bien accompagné. Parfois, celui qui bouscule les fondements pour amener plus de vérité et de Vie est celui qui est en train de faire exactement ce dont vous avez besoin. Il l’a certainement déjà fait pour lui-même. Il est stable et ne confond pas bienveillance et docilité. Il est capable d’indulgence, tout en se tenant dans sa verticalité.





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