MON AMOUR COMME UN OCÉAN

Ce que tu as à dire est important, mon enfant. Je regrette toutes les fois où mon attention était portée ailleurs...et pourtant, je sais au fond de moi, qu'il ne m'était pas possible de faire autrement.

Je sais que tu auras à reconnaître, sur le chemin de ta vie, la valeur réelle, et incommensurable, de tes idées, de tes rêves, de l'expression géniale de ton être divin.

Comment mesurer dés lors, la valeur d'une minuscule particule de ce qui te constitue à l'aulne d'un regard humain??

Et pourtant,...elles sont nombreuses - et éternelles - les fois où je te regarde avec admiration, où je t'élève avec fierté au-dessus des remparts qui empêchent les autres de contempler ta lumière! Il me semble pourtant, que les seules qui t'atteignent soient ma lassitude, mon ignorance, ma fatigue bien humaines. Il me semble que tu te fasses happer par mon ombre, et que tu fermes les yeux lorsque je déverse sur toi la joie de ma lumière. Tellement de rencontres ratées… De bonheur en miettes. Je sens pourtant brûler au fond de mon cœur la hâte de te retrouver! Si tu savais !

Tu réclames de l'Amour. Un Amour sauvage et absolu. Un Amour exclusif et primordial. Combien de fois ne t'ai-je ouvert les bras? Combien de fois ne m'as-tu pas rejetée? Mon Amour a des contours oui… Ceux de mon cœur blessé. Mais il a aussi les contours de mes bras généreux, et ceux de mes lèvres qui se consument en prières pour toi !

Je voudrais tellement réparer ton cœur brisé. Brisé par toutes ces choses qui ne sont pas arrivées et que, de tout ton être tu attendais. Brisé par ces choses arrivées; ces choses de la Vie… Ces choses bien humaines : les désirs, et la volonté des autres. Leurs limites. Leurs incapacités. Leur aveuglement parfois. Mes limites. Mes incapacités. Mon aveuglement parfois.


Je vois toutes ces choses et je vois comment elles ont brisé ton cœur. Et pourtant, pour la plupart, je les sais justes. Je les sais faisant partie de la Vie. Et toi aussi, tu fais partie de la Vie! Et c'est comme se tenir en plein milieu de l'océan, debout face aux vagues! Certaines nous renversent, nous jettent dans les profondeurs, les yeux fermés et le cœur battant la chamade, nous parvenons tant bien que mal à sortir la tête de l'eau; puis, d'autres vagues, comme par miracle, nous font nous sentir forts, les orteils bien enfoncés dans le sable trouillard qui essaye pourtant de filer à toute vitesse...

Tu es si petite, et ton cœur est si brisé. Et moi, si grande, je me sens si impuissante. J'ai cru pouvoir dresser des barrages contre les vagues et je n'ai fait que murer un peu plus ton cœur…

Les murs étaient bâtis avec de l'Amour. Mais c'étaient des murs. J'ai appris que l'on aime pas à l'intérieur des murs. On aime au milieu de la tempête. Mes orteils, à côté des tiens, bien plantés dans le sable. A ressentir les vagues. Parfois, tu tomberas. D'autres fois, ce sera moi. Puis, il y aura des fois où nous tomberons toutes les deux. Les yeux fermés en dessous de l'eau, je te tiendrai encore la main, et nous ressortirons notre tête de l'eau. Et nous nous regarderons. Quoi que tu lises dans mon regard à ce moment-là; quelque soit la peine que je lise dans le tien : je resterai. Avec toi, là, face aux vagues.



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